Brexit

Voilà, ça y est. Le Royaume-Uni a voté sa sortie de l'UE.
Catastrophe, opportunité ? Je ne sais pas. Il y a eu beaucoup d'arguments des deux côtés, et honnêtement, je n'ai pas assez de recul pour juger.
Alors Salut, les Bretons, et merci pour le poisson.
Pourtant, je ne peux pas réprimer un drôle de sentiment. Peut-être parce que je crois en l'UE. Etant né en France, ayant étudié en Allemagne, vécu en Angleterre et épousée une Tchèque, je pense que l'Europe est quelque chose de concret, et pas juste une "institution compliquée, bureaucratique, ambitieuse, incroyablement irrationnelle et constamment irritante". La libre circulation des personnes, ça veut dire quelque chose. Je dois ma femme, mon boulot et plusieurs années de ma vie à l'UE. Alors forcément, le résultat du vote me fait l'effet d'un divorce parental : il y a peut-être de bonnes raisons derrière, mais ça ne fait pas plaisir.


Maintenant, quoi qu'il arrive, je ne peux que souhaiter le meilleur à mes amis Britanniques. De toute façon, l'amitié n'a pas besoin d'accords politiques, et à part si les Brits trainent leur île jusqu'au milieu de l'Alantique, elle reste (au moins physiquement) en Europe.